jeudi 22 avril 2010

Introduction aux proverbes

Comme je vous l'ai dit sur mon site, j'ai fais un travail, dans le cadre de ma formation en synchrothérapie, sur les proverbes. Je veux ici partager avec vous ce que j'ai trouvé de passionnant dans ce travail.Je reviendrai certainement apporter d'autres éléments à travers d'autres articles à venir.

Il faut tout d'abord définir ce qu'est un proverbe, pour cela, je vais vous donner deux définitions :  
"un proverbe est un fait de langue, qui émet de façon métaphorique, des avis sur la condition humaine et peut aller donner des conseils pour se comporter." (dictionnaire des dictons et proverbes, A. Pierron, éditions marabout, p. 233)
"[le proverbe] est métaphorique, [...] dans la mesure où il passe par des images afin de livrer son sens immédiatement et ménager une part de mystère. Il est indéniable que le proverbe a quelque chose d'ésotérique." (dictionnaire des dictons et proverbes, A. Pierron, éditions marabout, p.235)

Dans notre langage courant, nous faisons donc appel à des métaphores, et nous entrons dans le symbole. Pour Carl Gustave Jung : "ce que nous appelons symbole est un terme, un nom ou une image qui, même lorsqu'ils nous sont familiers dans la vie quotidienne, possèdent néanmoins des implications, qui s'ajoutent à leur signification conventionnelle et évidente. Le symbole implique quelque chose de vague, d'inconnu ou de caché pour nous." (l'homme et ses symboles, éditions Robert Laffont, p.20)

Je voudrais vous faire part d'un proverbe que j'ai mis longtemps à comprendre. En effet, les mots employés sont simples, on les utilise tous les jours, et pourtant, c'est un proverbe que l'on devrait se remémorer souvent.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron
Ce proverbe est intéressant dans la mesure où le forgeron est celui qui « crée l’arme divine, en général la foudre, qui permit aux dieux créateurs d’abattre leurs ennemis » (Le livre des superstitions, Eloïse Mozzani, éditions Robert Laffont p. 773). "Les dieux forgerons sont généralement puissants et ils participent en partie ou en totalité à la Création" (Dictionnaire des symboles mythes et croyances, Corinne Morel, Editions Archipel, p.412). Sa fonction est très souvent synonyme de créateur, dans nos civilisations occidentales, il est associé au bien. « Tous les lundis avant de se mettre au travail, les forgerons suisses frappaient trois coups sur leur enclume pour resserrer la chaîne du diable, et empêcher qu’il s’échappât d’une des montagnes de l’abbaye de Clairvaux où saint Bernard le tenait enchaîné. » (Le livre des superstitions Eloïse Mozzani, éditions Robert Laffont p.776). Quand on sait que Bernard de Clairvaux est connu comme étant le dernier des templiers…
Dans la mythologie Grecque, Héphaïstos est le plus laid des Dieux. Il est également le seul qui travaille. Il est l'époux d'Aphrodite, la plus belle des déesses, et celle qui est sortie de eaux. C'est un Dieu créateur, époux d'une déesse alchimique. Le dieu du fer et du feu transforme la matière pour en faire des choses belles : bijoux somptueux, trône d'Héra, foudre de Zeus...  Au même titre que nous devons transformer nos pensées et nos actes pour en faire quelque chose de beau. 

Ce proverbe nous dit qu'en nous transformant, nous transformons les autres.

"Pour avoir une belle bouche, il faut dire de belles choses", disait Audrey Hepburn, c'est la même chose pour notre esprit, il faut avoir de belles pensées pour avoir un bel esprit.

lundi 22 mars 2010

Les mères

Chacune de nous qui est mère, l'est différemment de l'autre. 
Certaines se voient comme des éducatrices, d'autres, comme des accompagnatrices. Certaines font passer leur enfant avant leur conjoint, d'autres se retrouvent devant un être qu'elles ne comprennent pas. Il y a également les mères qui confondent leur vie et celle de leurs enfants, elles ne vivent que pour eux et par eux. 

C'est le cas de cette femme de 45 ans, qui a arrêté son activité professionnelle et qui s'est consacrée à l'éducation de ses enfants. Des jumeaux qui sont maintenant devenus grands. Un est parti faire ses études à 200 kilomètres. Bien sûr, au début de l'année scolaire, il rentrait régulièrement. Il arrivait le vendredi soir tard, elle l'attendait. Il amenait son linge sale et elle lançait tout de suite une lessive. Elle sentait encore son utilité pour lui. Et puis, au fur et à mesure, il est rentré moins souvent. Et depuis la rentrée des vacances de Noël, elle comptait les jours qui la séparait des vacances suivantes. Elle savait qu'il ne rentrerait pas pour un weekend trop court pour vraiment se reposer. 
Son autre fils est parti à l'étranger. Là encore, elle compte les jours avant son retour.

Elle est d'autant plus malheureuse que son bonheur passe par celui de ses enfants. Elle est consciente qu'ils sont heureux, et c'est vrai que c'est tout ce qu'elle souhaitait. Pourtant, elle est malheureuse. Elle a perdu son identité. Que je me fasse bien comprendre, elle n'a plus de raison d'être. Cette raison, elle est partie avec ses enfants, quand ils ont choisi de faire leurs études loin de cette maison où règne une mère qui est le pivot de tout. C'est elle qui faisait l'interface entre ses enfants et leur père, c'est elle qui participait à la vie de l'école, pour être toujours au plus près de ce dont ils avaient besoin pour s'épanouir vraiment.

Cette femme se sent véritablement laissée pour compte. Elle devient quantité négligeable pour ses enfants. Ce sentiment que chacun connait, pour elle il résonne comme : "je suis impuissante". Cette impuissance, elle la ressent tous les jours, quand elle attend leur retour. Son mari est là, certes, mais il ne peut pas comprendre ce qu'elle vit, il ne sait pas ce que c'est d'avoir tout donné pour ses enfants, de n'avoir voulu que leur bonheur.

Elle n'a pas sacrifier sa vie pour ses enfants, elle a oublié qu'une femme est bien plus qu'une mère. Elle était contente de pouvoir être toujours disponible pour eux, de leur préparer le goûter, de pouvoir les encourager dans leur réussite, leur prêter une oreille attentive. Elle était également présente quand ils ont eu leur premier chagrin d'amour. Elle ne s'est jamais immiscé dans leur histoire. Et maintenant, elle doit redéfinir entièrement sa vie, elle doit retrouver sa puissance, pour s'en "servir" pour elle, pour aller mieux, pour se reconstruire une identité de Femme.
Cette femme, véritable mère, n'a pas pu ou su laisser de place pour être autre chose qu'une mère dans sa vie. Elle a été dominée toute sa vie par une déesse : Démeter.
Elle doit, pour aller mieux, cultiver son jardin secret, celui qui fait de nous des êtres totalement différents des hommes. Cette part de nous qu'ils ne peuvent comprendre, cette part qui fait que nous sommes heureuses d'être des femmes, et pas uniquement des épouses ou des mères.

mercredi 10 mars 2010

LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES

Cela fait un moment que je n'ai rien écrit, et franchement, cela me manque.
En fait, je voulais vous entretenir d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur : les réseaux. On en parle de plus en plus. Hier, j'étais à un forum-débat, sur la création d'entreprise au féminin. Une des intervenantes à fait l'éloge des réseaux. Une autre a dit également que le fait d'avoir un réseau l'avait bien aidé pour commencer son activité. Mais finalement, en terme philosophique et psychologique, qu'est-ce qu'un réseau. Comment il peut être regardé en terme de lien social.
J'ai trouvé cette définition du réseau social sur wikipédia
Un réseau social est un ensemble d'entités sociales telles que des individus ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales. Il se représente par une structure ou une forme dynamique d'un groupement social. L'analyse des réseaux sociaux, basée sur la théorie des réseaux, l'usage des graphes et l'analyse sociologique représente le domaine étudiant les réseaux sociaux. Des réseaux sociaux peuvent être créés stratégiquement pour agrandir ou rendre plus efficient son propre réseau social (professionnel, amical). Il existe des applications Internet aidant à se créer un cercle d'amis, à trouver des partenaires commerciaux, un emploi ou autres. Il s'agit de services de Réseautage social
Un réseau social représente une structure sociale dynamique se modélisant par des sommets et des arêtes. Les sommets désignent généralement des gens et/ou des organisations et sont reliées entre elles par des interactions sociales.
Le terme provient de John A. Barnes en 1954
Philosophiquement, on peut voir le réseau de cette façon. Les gens sont reliés entre eux par des interactions sociales. Cela veut aussi dire que nous sommes tous reliés. Bien sur, nous avec notre entourage, mais au delà de cet espace, avec le monde entier. Nous en pouvons nous extraire de ça. Même si nous décidons d'être ermite, une part de nous reste reliée au monde, ne serait-ce que par la recherche de nourriture, elle même dépendante de la façon que nous avons de cultiver ou de partir à la chasse.
Dans ces interactions, dans ces échanges, nous devons garder également en mémoire, que nous voyons l'autre à travers notre grille de lecture. Cette grille de lecture est elle-même dépendante de nos croyances. Ce point de vue psychologique est très important, il va déterminer également quelle sorte de relations nous allons établir et quelles fréquentations nous allons entretenir.
Je prends un exemple (je ne parle pas de moi, et ce n'est pas une caricature, nous sommes tous soumis à nos propres croyances). Mes parents étaient inscrits au parti communiste et syndiqués. J'ai toujours entendu dire que les patrons sont des salauds, qu'ils ne pensent qu'au fric et veulent écraser les ouvriers. Moi même, j'ai du mal à trouver du travail, et chaque fois que j'ai un entretien d'embauche, je ne décroche pas le job. Ceci renforce ma conviction que les patrons sont tous des salauds et qu'ils ne veulent pas que je travaille. Ils ont peur de mes revendications.
Un autre exemple :  J'ai été élevé dans la croyance que plus je suis riche, plus j'ai de valeur. Il est donc important pour moi de montrer ma valeur. J'achète des vêtements de marque, je porte des chaussures de grande valeur marchande. Le jour où je ne peux plus mener mon train de vie, ma grille de lecture étant : "tu as de la valeur si tu as de l'argent", je croirais que je n'ai plus de valeur.
Dans ces réseaux que nous entretenons avec les autres, dans nos relations que nous établissons, nous voyons toujours l'autre avec notre propre grille de lecture, et bien sur, nous nous regardons également à travers cette grille.  Si ma croyance est que les autres sont mieux que moi, j'aurais toujours tendance à ne pas montrer ma vrai valeur, puisque les autres, de toute façon et quoi que je fasse, sont mieux que moi. Je leur suis d'ailleurs très reconnaissant de bien vouloir de moi dans leur cercle, alors qu'ils pourraient trouver quelqu'un de bien plus intéressant que moi.
En terme de lien social, ces réseaux commerciaux nous engagent. En effet, il y a de l'entraide dans  les réseaux. Je donne une information à tous, j'aide l'autre dans la mesure où je pense qu'il me rendra la pareil. On rentre dans le rôle du "sage modeste". on éclaire l'autre de son expérience. l'autre n'est pas du tout obligé de reconnaitre cette expérience (toujours ses croyances, que l'on tient pour des vérités). C'est à ce moment qu'il faut avoir conscience de sa propre valeur, ce n'est pas parce que l'autre me dit que je suis un imbécile que je le suis. C'est parce que mon expérience ne peut pas avoir de correspondance avec sa grille de lecture. 
Ceci veut donc dire que nous ne pouvons plaire à tout le monde, en revanche, nous devons vivre avec tout le monde, et donc, être indulgent pour pouvoir accepter l'autre dans toute ses dimensions.

mercredi 20 janvier 2010

Dommage !

Ce soir, mercredi, c'est le jour de la série "Bones" sur M6.


Pour ceux qui ne regardent jamais, il s'agit d'enquêtes basées sur les os humains. Rechercher qui est mort, et de quelle façon, avec quasi uniquement des restes de corps humains. Dit comme ça, ce n'est pas ragoutant, et même dans les images, ce n'est pas toujours très facile à regarder.
Pour les scénaristes, il s'agit surtout de montrer les rapports humains entres les différents personnages. Ces derniers sont assez typés. Ils ont construit une équipe autour d'un personnage central, avec une fêlure grosse comme une fracture dans sa jeunesse.
Il y a le paranoïaque, qui pense le monde en terme de complot,
Il y a le pragmatique, celui qui cherche des preuves et obtient des aveux,
Il y a l'emphatique, celle qui comprend les rouages humains d'instinct,
Il y a le psychologue, celui qui comprend ce qui se trame, mais n'est pas écouté, et qui donc doit sans arrêt gérer sa frustration,
Il y a la séductrice, à l'humour noir et décalé, qui est en même temps la supérieure hiérarchique,
Et, il y a l'héroïne, une femme jeune, qui ne croit pas dans les émotions et qui ne croit surtout pas dans la psychologie, et qui est particulièrement intelligente, c'est elle qui donne corps à la série.

Vous pensez bien que du coup, elle m'intéresse.
En fait, pour aller droit au but, je pense qu'elle est handicapée.
Je m'explique :
Cette femme à un cerveau (jusque là, c'est comme tout le monde), mais elle ne se sert que d'une partie de son cerveau. L'hémisphère gauche pour être plus précise. Cet hémisphère qui permet le raisonnement logique, celui qui fait que nous arrivons à relier les évènements entre eux, par la cause et l'effet. Celui aussi qui permet de comprendre le temps comme une suite linéaire d'évènements, liés entre eux par la cause à effets.
Il lui manque l'utilisation de son hémisphère droit. Cette croyance que les émotions n'ont pas d'influence sur ses comportements, fait qu'elle se croit (encore une croyance) à l'abri des démons de son passé. En fait, cet hémisphère droit "comprend" le monde d'une façon différente. Pour lui, le temps n'est pas linéaire, mais il s'enroule sur lui même pour faire une spirale. C'est pour cette raison que certains évènements similaires se produisent parfois dans notre vie. Un peu comme si nous avions besoin de les revivre pour les comprendre autrement.
Une autre chose aussi qui est montrée dans cette série, c'est cette notion de croyance. En fait, nous réagissons aux évènements en fonction de notre histoire. Dans le cas présent, l'héroine a "décidé" de ne plus faire appel à ses émotions. Je vous rassure, cela n'existe pas, et à mesure des saisons, sa "psychologie" change, elle s'ouvre et livre un peu d'elle même.




En conclusion, il est bien dommage de ne pas se servir de toutes ses ressources pour vivre bien et confortablement. Comme les américains sont pragmatiques, je pense qu'un jour, dans la série, elle fera la découverte d'elle même et sera enfin libérée.

mercredi 13 janvier 2010

VIVRE AU PRESENT

Pour la nouvelle année, une amie m'a envoyé par mail, un diaporama comme il en circule beaucoup sur internet. Celui -ci est composé de 40 diapositives, avec toutes, une résolution ou tout du moins un message pour aller mieux si on l'applique.
Beaucoup de ces conseils sont tout à fait réalisables, et surtout, ils favorisent vraiment le bien-être :
  • marcher 10 à 30 minutes par jour, tout en souriant,
  • écouter tous les jours de la bonne musique, c'est une authentique nourriture pour l'esprit,
  • vivre avec les 3 E : Énergie, Enthousiasme et Empathie,
  • regarder le ciel au moins une fois par jour, constater la majesté du monde qui nous entoure,
  • faire rire 3 personnes par jour,...
Et puis, est venu ce conseil :
  • Se mettre en paix avec son passé afin de ne pas ruiner son présent.
Et là, j'ai pensé à toutes ces personnes qui viennent me voir, pour justement, que le passé ne les hante plus.

Oui, il faut pouvoir sortir du traumatisme d'un viol par exemple, pour pouvoir retrouver le goût de la vie. Nous ne sortons pas indemnes d'attouchements sexuels dans la prime enfance. La mort prématurée de nos parents nous rappelle tous les jours la douleur d'avoir dû faire face au chagrin trop grand.
Le stress physique, psychologique, a des répercutions sur nous.
Quand nous sommes dans le stress, le cerveau réagit uniquement pour notre survie. Voir à ce propos le site "Doctissimo" pour l'explication du syndrome.


Quand nous regardons notre passé et que nous le dépassons, nous entrons alors à nouveau dans la vie.

lundi 11 janvier 2010

BONNE ANNEE

Bonjour à tous,
Je suis heureuse de vous présenter tous mes voeux pour cette année qui commence.
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas pris la plume, ou plutôt le clavier pour écrire un mot, et je suis heureuse de retrouver mon blog, un peu comme on est heureux de rentrer chez soi après une longue absence.
Pour ce début d'année, propice aux bonnes résolutions, j'espère être un peu plus fidèle à la tenue de ce blog.

vendredi 6 novembre 2009

Le symbolisme de Notre Dame

La religion catholique est issue de grandes civilisations. Tout d'abord, l'origine de Dieu comme unique Dieu est de Mésopotamie. Dans ce bassin du Tigre et de l'Euphrate, des hommes ont commencé à croire en un dieu unique, qui concentre tous les attributs des dieux des civilisations polythéistes, et non plus dans un Dieu qui n'a pas tout les attributs. Cependant, les hébreux ont vécu dans des pays aux civilisations polythéistes : les perses dans un premier temps et les égyptiens ensuite.
 

Dans la civilisation égyptienne, Une déesse est chargée de répandre la civilisation sur la terre, c'est Isis. Elle est mariée à son frère Osiris, et est mère de Horus. Son mari et frère , Osiris, a été tué par Seth, et ce dernier va un jour déchiqueter son cadavre. La quête d'Isis va être de reconstituer le corps de son défunt mari, pour lui rendre la vie et pouvoir ainsi avoir des enfants. Elle enfantera Horus, dans les papyrus, divinité solaire Égyptien.
Cela signifie plusieurs choses : le masculin a besoin du secours du féminin pour "passer" les épreuves : Osiris pour revivre, et Horus pour naitre et grandir à l'abri de la colère de Seth.
Ensuite, cela veut également dire qu'après la mort, il y a la vie : Osiris revit parce que Isis a "recollé" les morceaux.
Le fait qu'elle protège Horus dans l'élément liquide, principe féminin, indique que l'homme doit passer par le féminin.
Isis est aussi magicienne. Ne pas oublier que les égyptiens sont de très grands magiciens, les prêtres savent manier cette magie et créer des objets, comme Dieu peut le faire. Quand Moïse, sur ordre de Dieu, jette son bâton, celui-ci se transforme en serpent. Les prêtres égyptiens font de même. C'est un peut comme si les Dieux voulaient montrer qui est le plus fort. Dans la bible, c'est Moïse qui gagne, car il s'adresse à la bonne Divinité. En effet, quand le changement vient de Dieu, il est plus fort que les formules magiques.
Enfin, Isis est un modèle féminin, bonne épouse, bonne mère, veuve inconsolable.
Le culte d'Isis grandit dans tout le bassin méditerranéen pour devenir la mère universelle.
Dans les tombes égyptiennes, elle est représentée avec les bras ouverts, un manteau bleu étoilé. Elle est représentée sous les traits d'une femme portant sur la tête le hiéroglyphe du trône qui sert à écrire son nom. Par la suite, elle sera représentée avec une tête en forme de vache. (on rejoint là le mythe de Mitra, mais c'est une autre affaire)
Voilà la première origine de Notre Dame, vue par les catholiques (les protestants n'ont pas adhérer à cette proposition de Bernard de Clairvaux de célébrer Marie comme Notre Dame. Pour eux, Marie est la mère de Jésus, et non une figure à l'égal de Dieu, les orthodoxes n'ont pas non plus le même culte marial que nous).
 
 
La deuxième origine de Notre Dame trouve ses racines dans la mythologie grecque (ne pas oublier que les premières communautés chrétiennes étaient grecques).

 
Dans la mythologie grecque, au début, il n'y a rien, hormis un immense vide, le chaos( le chaos est représenté sous forme de serpent : le serpent cosmogonique), dans lequel s'installe Gaïa, la Terre. Pour les grecs, l'age d'or correspond au moment où régnait le principe féminin, c'était un matriarcat, alors que maintenant, nous vivons dans un patriarcat (merci Zeus).
L'enfant essentiel de Gaïa, c'est le ciel, Ouranos. Elle le fait aussi grand qu'elle, pour qu'il la couvre entièrement. Ensemble, ils font les titans, dont Chronos. Chronos vint au secours de sa mère, pour qu'Ouranos arrête de la féconder.
Chronos prit le pouvoir et fit des enfants à Rhéa, sa sœur. Il les mangea tous, car il existait une prédiction qui disait que le fils prendrait la place du père, Rhéa décida que cela devait s'arrêter. Pour sauver son enfant dernier né, Zeus ; Rhéa présenta à Chronos une pierre, qu'il avala. Zeus fut ainsi sauver et élever par la chèvre Amalthée. Quand il fut adulte, il délivra ses frères et sœurs du tartare, lieu où son père Chronos les avait mit. Ainsi purent vivre : Hadès (Dieu des enfers, l'autre monde, qu'on retrouve dans : "il descendit aux enfers, le troisième jour est ressuscité"), Poséidon (Dieu des océans : toute la colère de Poséidon ressort dans les tempêtes et les tsunamis), Héra (Déesse des épouses, femme de Zeus), Hestia (Déesse du foyer, de ce fait, on la voit très peu, elle est la déesse de l'intériorité), Déméter (déesse de la fertilité, des moissons, la Terre Mère).
On va s'intéresser à Déméter : son nom tout d'abord signifie : Terre Mère : Gé Méter. Elle se différencie de Gaïa car elle est la terre nourricière, alors que sa grand mère est la terre cosmique.
Dans son histoire, Déméter va perdre sa fille chérie Perséphone, enlevée par Hadès, et du fait de son chagrin, elle ne va plus rendre la terre fertile. Les hommes vont mourir de faim. Pour redonner la moisson aux hommes, Zeus va demander à Hadès de laisser son épouse sortir des enfers. Chaque année, Perséphone sort de terre et la vie reprend dans les champs. Chaque année, elle retourne aux enfers et la vie dans les champs s'arrête, car Déméter est éplorée. (le 15 août, n'est ce pas la fin des moissons ?)
Déméter est aussi la Déesse qui apprend aux hommes les mystères d'Eleusis : après la vie, il y a la vie.
 
D'un point de vue symbolique, cela veut dire
- que la terre est de nature féminine
- que la vie est également de nature féminine
- que la femme connait son pouvoir qui est de transmettre la vie ou d'arrêter la transmission
- que la connaissance des mystères d'eleusis passe par le féminin.
On voit que l'on est bien loin d'une simple mère.
 
Marie est la mère de Jésus.
Notre dame est une déesse, "à l'égal" de Dieu. C'est pour cela que c'est elle qui apparait à Lourdes, Fatima et ailleurs dans le monde. Elle est la terre cosmique et la Terre Mère.
C'est pour cela aussi que l'on dit qu'elle est l'immaculée conception, et pour cause, elle était là avant tout le monde..., elle est l'origine de la terre.
Dans le culte marial, on va jusqu'à trouver la mère de Marie, Anne. D'un point de vue symbolique, Anne est Gaïa et (Marie) Notre Dame est la Terre Mère.
C'est pourquoi, les représentations vont être totalement différentes.
On retrouve tous les attributs des Déesses Isis, Déméter  et Gaïa dans les représentations de Notre Dame : elle a les bras ouverts (Isis), un manteau bleu (Isis), la terre sous ses pieds (Déméter), un serpent dans ses pieds (Gaïa), la tête couronnée d'étoiles (Gaïa).

Dans les représentations de Marie, elle est la mère de Jésus. Elle le porte dans les bras. Si elle n'a pas les attributs (au moins un) que je viens de citer, ce n'est pas Notre Dame.
La vierge noire, c'est encore autre chose. Elle est assise, elle porte jésus qui regarde de face, dans la même direction que sa mère. A l'origine, les statuts de vierges noires étaient installées dans les cryptes des églises. Cela signifie, toujours d'un point de vue symbolique (on joue avec des energies), qu'il faut passer par une introspection de soi même pour aller voir le fils. On pourrait presque rattacher ça à la prédiction grecque : un jour, le fils prendra la place du père. La vierge noire oblige à aller voir notre part d'ombre, la part d'ombre comme celle de Gaïa et Réha qui ont laissé leur époux détruire leurs enfants