jeudi 7 octobre 2010

AVATAR, AVATAR, EST-CE QUE J'AI UNE GUEULE D'AVATAR ?

Avatar par ci, avatar par là, dans les pub pour les jeux vidéo, on parle d'avatar.
Dans le dictionnaire Larousse, la première indication est : 

avatar
nom masculin
(sanskrit avatāra, descente sur la terre d'une divinité)

Dans les jeux vidéo, on est bien loin de cette étymologie. Pour ma part, je trouve cela dommage. 

En effet, si nous pensions que nos personnages virtuels sont une véritable part de nous même, nous n'aurions pas le même regard. 

Allons plus loin dans la reflexion, si un avatar est une descente d'une divinité sur terre, Jésus, Bouddha, Mahomet, sont des avatars. Ils ont cette faculté de sentir Dieu ou la source en eux. Si ils le sentent, c'est que cela est possible également pour nous tous. Et allons encore plus loin, cela voudrait dire que nous sommes tous des avatars, que nous avons tous une part de Dieu à l'intérieur de nous. Cela signifie également que si nous sommes tous une part de Dieu, alors, nous sommes tous reliés par cette part de Dieu. 

Je rejoins ici l'article que j'avais fait sur les réseaux sociaux. C'est une explication différente, avec les mêmes conséquences.

vendredi 3 septembre 2010

LES COULEURS

Sur mon site, j'ai mis des pages de couleurs différentes. Jusque là, je ne vous apprends rien. Cependant, les couleurs sont nos amies. 
J'utilise beaucoup le livre de William Berton "couleurs énergie". C'est aussi avec ce livre que j'aide les personnes qui viennent me voir.
Par exemple, le rouge n'a pas la même "raisonnance" que le noir. 
Les messages publicitaires utilisent également les codes couleurs : par exemple dans le domaine médical : blanc pour l'hôpital, vert pour tout ce qui est de l'ordre de la pharmacopée. Dans les foires et les salons, pour vous influencer et montrer le sérieux d'un produit de bien être, les vendeurs s'habillent avec une blouse blanche et leur nom est écrit en vert dessus.
Autre exemple, les couleurs vert, blanc et rouge pour les boites de pizzas, couleurs du drapeau italien, ce qui laisse penser que le cuisinier est italien...
En état modifié de conscience, tout ceci n'a plus lieu d'être. On voit la couleur de la détente et de la sécurité. Elle est différente pour chacun, et à chaque séance. Nous ne sommes pas toujours dans le même état d'esprit. De plus, en fonction du travail déjà fait, notre perception des choses change.
C'est pour cela que j'ai mis ma page d'accueil en rouge. C'est la couleur de la vie, celle dans laquelle on s'installe pour commencer à se poser. Dans le Feng Shui aussi, le rouge est la couleur de l'accueil. Dans une entrée, il est important d'avoir un objet rouge, ou un tableau rouge. 
Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne rentrée, que cette année s'installe pour vous dans le rouge, pour évoluer ensuite vers d'autres cieux...

lundi 21 juin 2010

L'équipe et les responsabilités

Depuis hier, les amoureux du ballon rond ne doivent pas être très heureux. Tous ces mots de reproches et d'injures ne doivent pas faire oublier certaines évidences :

- "L'esprit d'équipe" doit être nourri par chaque participant d'une équipe. Il ne peut y avoir d'équipe que si chacun y met un peu de lui même, de son affect, de son envie, de son énergie. Bref, que chacun contribue à cette forme pensée. C'est bien pour cela que le mondial existe, il sert également a renforcer cette forme pensée.

Et pourtant, dans une équipe, il n'est pas possible de s'extraire de cette équipe et dire : "ce n'est pas moi, c'est l'autre".

- Chacun doit rester responsable, cela signifie que chacun doit assumer sa part de responsabilité de l'échec. Ce à quoi on assiste aujourd'hui dans l'équipe de France de football, c'est un refus de chacun de sa responsabilité. Du joueur à l'entraineur et de l'entraineur aux responsables de la fédération.

Je ne suis pas amatrice du mondial et du foot en particulier, je suis juste sidérée de voir des hommes, qui se disent adultes, n'en avoir absolument pas le comportement. Ce n'est pas facile, c'est vrai, de reconnaitre que l'on s'est trompé, mais quand on fait cette démarche, on en sort grandi. Ici, c'est tout le contraire...
Bonne fin de compétition !

vendredi 18 juin 2010

Le proverbe et nos croyances

Quand nous venons au monde, nous ne sommes pas tout neuf. 
En effet, nous avons déjà une histoire, liée à notre famille et également à nos ressentis intra-utérins. C'est un peu comme si, dès notre naissance, nous ressentons des choses, et que nous mettons donc en place, une réponse à ces ressentis. 
Cependant notre cerveau ne sait pas analyser tous ces éléments, les décisions que nous allons prendre seront prises comme argent comptant, et nous les considérerons comme des vérités, alors que ce ne sont que des croyances. Pour Jung, c'est même l'inconscient collectif qui vient nous aider dans ces moments là. Cet inconscient collectif va pouvoir nous aider à nous sortir de ces impasses. 

Mais revenons à l'Analyse Transactionnelle ; alors même que nous mettons en place des croyances, toutes les situations que nous allons vivre ensuite seront analysées au travers de ces croyances.

Comme les proverbes sont reconnus par tous comme des paroles pleines de sagesse, ils vont nous permettre de "cimenter" nos comportements et nos croyances.
Il est certain qu’ils renforcent des croyances, tout en les étayant. Ainsi, des croyances parentales : « il ne faut pas courir deux lièvres à la fois » ; des croyances venues de l’enfance : « qui veille sur sa bouche garde sa vie, qui ouvre grand ses lèvres se perd. »

Ces croyances vont nous obliger à regarder la réalité à travers elles. On retrouve cela dans la chanson de Vanessa Paradis que l'on entend en ce moment sur les ondes : "Parfois on regarde les choses telles qu'elles sont en se demandant pourquoi, parfois on les regarde telles qu'elles pourraient être en se disant  pourquoi pas".
C'est une nécessité, pour aller mieux, de voir les choses autrement.

samedi 12 juin 2010

Mort des psychothérapeutes

Bonjour à tous,

Le 22 mai est paru au journal officiel, le décret d'application d'une loi votée en 2004, régissant le titre de psychothérapeute. 
Ce décret prévoit que ne pourront se dire psychothérapeutes, que les personnes ayant une formation en psychopathologie d'un minimum de 400 heures : cette discipline permet de déterminer ce qui relève du pathologique et ce qui relève du mal être. Ceci dit, il est bien évident que la maladie mentale influe considérablement sur le moral et par là, participe également au mal être de la personne. Ce  nombre de 400 heures est plus que le total des heures de formation en psychopathologie dispensées à la faculté pour obtenir le Master (bac plus 5) de psychologie! Ceci veut dire que bon nombre de psychothérapeutes ne peuvent plus porter ce nom. C'est pourquoi le logo de mon site est désormais : "Praticienne en Psychothérapie". 
Je fais partie de la fédération "psy en mouvement", et je vous invite à suivre les débats qui ont encore lieu, autour de la défense de ce titre.

dimanche 30 mai 2010

Comment rester petit

Il y a quelques jours, enfin maintenant ça fait plusieurs semaines, je vous parlais des proverbes, et j'en "décortiquais" un. Aujourd'hui, je veux vous entretenir toujours sur les proverbes, et surtout, les regarder comme pouvant donner des "avis sur la condition humaine et [pouvant] aller donner des conseils pour se comporter." (dictionnaire des dictons et proverbes, A. Pierron, éditions marabout, p. 233).
Partant de là, on peut facilement comprendre que ces avis et conseils ne sont pas neutres. En fait, ils sont le résultat de filtres. Je m'explique : on regarde la vie au travers de notre histoire. En fonction de cette histoire, on a pris des décisions qui nous ont été indispensables pour pouvoir être accepter dans les différents milieux que l'on a côtoyer.  
Prenons un exemple : je suis un enfant que mes parents n'ont pas voulu. Je suis arrivée comme un cheveu sur la soupe. Pour être tranquille et pouvoir m'"épanouir", j'ai "choisi" de rester dans mon coin, de ne pas faire de bruit, et surtout, j'ai essayé de me faire oublier (que mes parents ne m'entendent pas, et ne me voient pas). Il est donc normal qu'une fois adulte, les personnes qui se comportent de façon plus libérée ne correspondent pas à mes critères de survie. Je suis là devant une impasse. Je ne peux comprendre que l'on puisse comme cela prendre une place que moi même, je ne peux revendiquer. 
Si en plus, mes parents ont répété des proverbes tels que : "qui veille sur sa bouche garde sa vie, qui ouvre grand ses lèvres se perd", mon expérience de vie et les croyances de mes parents ont fait que je me suis approprié ce proverbe. J'ai donc "obéi", et je continue de le faire, à ce proverbe. Et pour me conforter,  je peux encore me justifier en me rappelant que les proverbes sont des paroles de sagesse populaire. Je mets tout en place, sans le savoir, pour vivre ce proverbe, avec toutes les conséquences que cela a sur ma vie et mes décisions. Le filtre que j'ai mis en place est une croyance réductrice de la vie. Et pourtant, il n'est pas facile de s'en libérer, sans heurter ma famille et les gens qui sont importants pour moi. Pouvoir choisir une autre façon de voir le monde, voilà le défi que je dois relever.


Chacun de nous à entendu des proverbes dans sa vie, il faut les mettre à plat pour pouvoir ensuite comprendre ce qui se joue dans les relations que l'on établit et le regard que l'on pose sur les évènements.

jeudi 22 avril 2010

Introduction aux proverbes

Comme je vous l'ai dit sur mon site, j'ai fais un travail, dans le cadre de ma formation en synchrothérapie, sur les proverbes. Je veux ici partager avec vous ce que j'ai trouvé de passionnant dans ce travail.Je reviendrai certainement apporter d'autres éléments à travers d'autres articles à venir.

Il faut tout d'abord définir ce qu'est un proverbe, pour cela, je vais vous donner deux définitions :  
"un proverbe est un fait de langue, qui émet de façon métaphorique, des avis sur la condition humaine et peut aller donner des conseils pour se comporter." (dictionnaire des dictons et proverbes, A. Pierron, éditions marabout, p. 233)
"[le proverbe] est métaphorique, [...] dans la mesure où il passe par des images afin de livrer son sens immédiatement et ménager une part de mystère. Il est indéniable que le proverbe a quelque chose d'ésotérique." (dictionnaire des dictons et proverbes, A. Pierron, éditions marabout, p.235)

Dans notre langage courant, nous faisons donc appel à des métaphores, et nous entrons dans le symbole. Pour Carl Gustave Jung : "ce que nous appelons symbole est un terme, un nom ou une image qui, même lorsqu'ils nous sont familiers dans la vie quotidienne, possèdent néanmoins des implications, qui s'ajoutent à leur signification conventionnelle et évidente. Le symbole implique quelque chose de vague, d'inconnu ou de caché pour nous." (l'homme et ses symboles, éditions Robert Laffont, p.20)

Je voudrais vous faire part d'un proverbe que j'ai mis longtemps à comprendre. En effet, les mots employés sont simples, on les utilise tous les jours, et pourtant, c'est un proverbe que l'on devrait se remémorer souvent.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron
Ce proverbe est intéressant dans la mesure où le forgeron est celui qui « crée l’arme divine, en général la foudre, qui permit aux dieux créateurs d’abattre leurs ennemis » (Le livre des superstitions, Eloïse Mozzani, éditions Robert Laffont p. 773). "Les dieux forgerons sont généralement puissants et ils participent en partie ou en totalité à la Création" (Dictionnaire des symboles mythes et croyances, Corinne Morel, Editions Archipel, p.412). Sa fonction est très souvent synonyme de créateur, dans nos civilisations occidentales, il est associé au bien. « Tous les lundis avant de se mettre au travail, les forgerons suisses frappaient trois coups sur leur enclume pour resserrer la chaîne du diable, et empêcher qu’il s’échappât d’une des montagnes de l’abbaye de Clairvaux où saint Bernard le tenait enchaîné. » (Le livre des superstitions Eloïse Mozzani, éditions Robert Laffont p.776). Quand on sait que Bernard de Clairvaux est connu comme étant le dernier des templiers…
Dans la mythologie Grecque, Héphaïstos est le plus laid des Dieux. Il est également le seul qui travaille. Il est l'époux d'Aphrodite, la plus belle des déesses, et celle qui est sortie de eaux. C'est un Dieu créateur, époux d'une déesse alchimique. Le dieu du fer et du feu transforme la matière pour en faire des choses belles : bijoux somptueux, trône d'Héra, foudre de Zeus...  Au même titre que nous devons transformer nos pensées et nos actes pour en faire quelque chose de beau. 

Ce proverbe nous dit qu'en nous transformant, nous transformons les autres.

"Pour avoir une belle bouche, il faut dire de belles choses", disait Audrey Hepburn, c'est la même chose pour notre esprit, il faut avoir de belles pensées pour avoir un bel esprit.

lundi 22 mars 2010

Les mères

Chacune de nous qui est mère, l'est différemment de l'autre. 
Certaines se voient comme des éducatrices, d'autres, comme des accompagnatrices. Certaines font passer leur enfant avant leur conjoint, d'autres se retrouvent devant un être qu'elles ne comprennent pas. Il y a également les mères qui confondent leur vie et celle de leurs enfants, elles ne vivent que pour eux et par eux. 

C'est le cas de cette femme de 45 ans, qui a arrêté son activité professionnelle et qui s'est consacrée à l'éducation de ses enfants. Des jumeaux qui sont maintenant devenus grands. Un est parti faire ses études à 200 kilomètres. Bien sûr, au début de l'année scolaire, il rentrait régulièrement. Il arrivait le vendredi soir tard, elle l'attendait. Il amenait son linge sale et elle lançait tout de suite une lessive. Elle sentait encore son utilité pour lui. Et puis, au fur et à mesure, il est rentré moins souvent. Et depuis la rentrée des vacances de Noël, elle comptait les jours qui la séparait des vacances suivantes. Elle savait qu'il ne rentrerait pas pour un weekend trop court pour vraiment se reposer. 
Son autre fils est parti à l'étranger. Là encore, elle compte les jours avant son retour.

Elle est d'autant plus malheureuse que son bonheur passe par celui de ses enfants. Elle est consciente qu'ils sont heureux, et c'est vrai que c'est tout ce qu'elle souhaitait. Pourtant, elle est malheureuse. Elle a perdu son identité. Que je me fasse bien comprendre, elle n'a plus de raison d'être. Cette raison, elle est partie avec ses enfants, quand ils ont choisi de faire leurs études loin de cette maison où règne une mère qui est le pivot de tout. C'est elle qui faisait l'interface entre ses enfants et leur père, c'est elle qui participait à la vie de l'école, pour être toujours au plus près de ce dont ils avaient besoin pour s'épanouir vraiment.

Cette femme se sent véritablement laissée pour compte. Elle devient quantité négligeable pour ses enfants. Ce sentiment que chacun connait, pour elle il résonne comme : "je suis impuissante". Cette impuissance, elle la ressent tous les jours, quand elle attend leur retour. Son mari est là, certes, mais il ne peut pas comprendre ce qu'elle vit, il ne sait pas ce que c'est d'avoir tout donné pour ses enfants, de n'avoir voulu que leur bonheur.

Elle n'a pas sacrifier sa vie pour ses enfants, elle a oublié qu'une femme est bien plus qu'une mère. Elle était contente de pouvoir être toujours disponible pour eux, de leur préparer le goûter, de pouvoir les encourager dans leur réussite, leur prêter une oreille attentive. Elle était également présente quand ils ont eu leur premier chagrin d'amour. Elle ne s'est jamais immiscé dans leur histoire. Et maintenant, elle doit redéfinir entièrement sa vie, elle doit retrouver sa puissance, pour s'en "servir" pour elle, pour aller mieux, pour se reconstruire une identité de Femme.
Cette femme, véritable mère, n'a pas pu ou su laisser de place pour être autre chose qu'une mère dans sa vie. Elle a été dominée toute sa vie par une déesse : Démeter.
Elle doit, pour aller mieux, cultiver son jardin secret, celui qui fait de nous des êtres totalement différents des hommes. Cette part de nous qu'ils ne peuvent comprendre, cette part qui fait que nous sommes heureuses d'être des femmes, et pas uniquement des épouses ou des mères.

mercredi 10 mars 2010

LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES

Cela fait un moment que je n'ai rien écrit, et franchement, cela me manque.
En fait, je voulais vous entretenir d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur : les réseaux. On en parle de plus en plus. Hier, j'étais à un forum-débat, sur la création d'entreprise au féminin. Une des intervenantes à fait l'éloge des réseaux. Une autre a dit également que le fait d'avoir un réseau l'avait bien aidé pour commencer son activité. Mais finalement, en terme philosophique et psychologique, qu'est-ce qu'un réseau. Comment il peut être regardé en terme de lien social.
J'ai trouvé cette définition du réseau social sur wikipédia
Un réseau social est un ensemble d'entités sociales telles que des individus ou des organisations sociales reliées entre elles par des liens créés lors des interactions sociales. Il se représente par une structure ou une forme dynamique d'un groupement social. L'analyse des réseaux sociaux, basée sur la théorie des réseaux, l'usage des graphes et l'analyse sociologique représente le domaine étudiant les réseaux sociaux. Des réseaux sociaux peuvent être créés stratégiquement pour agrandir ou rendre plus efficient son propre réseau social (professionnel, amical). Il existe des applications Internet aidant à se créer un cercle d'amis, à trouver des partenaires commerciaux, un emploi ou autres. Il s'agit de services de Réseautage social
Un réseau social représente une structure sociale dynamique se modélisant par des sommets et des arêtes. Les sommets désignent généralement des gens et/ou des organisations et sont reliées entre elles par des interactions sociales.
Le terme provient de John A. Barnes en 1954
Philosophiquement, on peut voir le réseau de cette façon. Les gens sont reliés entre eux par des interactions sociales. Cela veut aussi dire que nous sommes tous reliés. Bien sur, nous avec notre entourage, mais au delà de cet espace, avec le monde entier. Nous en pouvons nous extraire de ça. Même si nous décidons d'être ermite, une part de nous reste reliée au monde, ne serait-ce que par la recherche de nourriture, elle même dépendante de la façon que nous avons de cultiver ou de partir à la chasse.
Dans ces interactions, dans ces échanges, nous devons garder également en mémoire, que nous voyons l'autre à travers notre grille de lecture. Cette grille de lecture est elle-même dépendante de nos croyances. Ce point de vue psychologique est très important, il va déterminer également quelle sorte de relations nous allons établir et quelles fréquentations nous allons entretenir.
Je prends un exemple (je ne parle pas de moi, et ce n'est pas une caricature, nous sommes tous soumis à nos propres croyances). Mes parents étaient inscrits au parti communiste et syndiqués. J'ai toujours entendu dire que les patrons sont des salauds, qu'ils ne pensent qu'au fric et veulent écraser les ouvriers. Moi même, j'ai du mal à trouver du travail, et chaque fois que j'ai un entretien d'embauche, je ne décroche pas le job. Ceci renforce ma conviction que les patrons sont tous des salauds et qu'ils ne veulent pas que je travaille. Ils ont peur de mes revendications.
Un autre exemple :  J'ai été élevé dans la croyance que plus je suis riche, plus j'ai de valeur. Il est donc important pour moi de montrer ma valeur. J'achète des vêtements de marque, je porte des chaussures de grande valeur marchande. Le jour où je ne peux plus mener mon train de vie, ma grille de lecture étant : "tu as de la valeur si tu as de l'argent", je croirais que je n'ai plus de valeur.
Dans ces réseaux que nous entretenons avec les autres, dans nos relations que nous établissons, nous voyons toujours l'autre avec notre propre grille de lecture, et bien sur, nous nous regardons également à travers cette grille.  Si ma croyance est que les autres sont mieux que moi, j'aurais toujours tendance à ne pas montrer ma vrai valeur, puisque les autres, de toute façon et quoi que je fasse, sont mieux que moi. Je leur suis d'ailleurs très reconnaissant de bien vouloir de moi dans leur cercle, alors qu'ils pourraient trouver quelqu'un de bien plus intéressant que moi.
En terme de lien social, ces réseaux commerciaux nous engagent. En effet, il y a de l'entraide dans  les réseaux. Je donne une information à tous, j'aide l'autre dans la mesure où je pense qu'il me rendra la pareil. On rentre dans le rôle du "sage modeste". on éclaire l'autre de son expérience. l'autre n'est pas du tout obligé de reconnaitre cette expérience (toujours ses croyances, que l'on tient pour des vérités). C'est à ce moment qu'il faut avoir conscience de sa propre valeur, ce n'est pas parce que l'autre me dit que je suis un imbécile que je le suis. C'est parce que mon expérience ne peut pas avoir de correspondance avec sa grille de lecture. 
Ceci veut donc dire que nous ne pouvons plaire à tout le monde, en revanche, nous devons vivre avec tout le monde, et donc, être indulgent pour pouvoir accepter l'autre dans toute ses dimensions.

mercredi 20 janvier 2010

Dommage !

Ce soir, mercredi, c'est le jour de la série "Bones" sur M6.


Pour ceux qui ne regardent jamais, il s'agit d'enquêtes basées sur les os humains. Rechercher qui est mort, et de quelle façon, avec quasi uniquement des restes de corps humains. Dit comme ça, ce n'est pas ragoutant, et même dans les images, ce n'est pas toujours très facile à regarder.
Pour les scénaristes, il s'agit surtout de montrer les rapports humains entres les différents personnages. Ces derniers sont assez typés. Ils ont construit une équipe autour d'un personnage central, avec une fêlure grosse comme une fracture dans sa jeunesse.
Il y a le paranoïaque, qui pense le monde en terme de complot,
Il y a le pragmatique, celui qui cherche des preuves et obtient des aveux,
Il y a l'emphatique, celle qui comprend les rouages humains d'instinct,
Il y a le psychologue, celui qui comprend ce qui se trame, mais n'est pas écouté, et qui donc doit sans arrêt gérer sa frustration,
Il y a la séductrice, à l'humour noir et décalé, qui est en même temps la supérieure hiérarchique,
Et, il y a l'héroïne, une femme jeune, qui ne croit pas dans les émotions et qui ne croit surtout pas dans la psychologie, et qui est particulièrement intelligente, c'est elle qui donne corps à la série.

Vous pensez bien que du coup, elle m'intéresse.
En fait, pour aller droit au but, je pense qu'elle est handicapée.
Je m'explique :
Cette femme à un cerveau (jusque là, c'est comme tout le monde), mais elle ne se sert que d'une partie de son cerveau. L'hémisphère gauche pour être plus précise. Cet hémisphère qui permet le raisonnement logique, celui qui fait que nous arrivons à relier les évènements entre eux, par la cause et l'effet. Celui aussi qui permet de comprendre le temps comme une suite linéaire d'évènements, liés entre eux par la cause à effets.
Il lui manque l'utilisation de son hémisphère droit. Cette croyance que les émotions n'ont pas d'influence sur ses comportements, fait qu'elle se croit (encore une croyance) à l'abri des démons de son passé. En fait, cet hémisphère droit "comprend" le monde d'une façon différente. Pour lui, le temps n'est pas linéaire, mais il s'enroule sur lui même pour faire une spirale. C'est pour cette raison que certains évènements similaires se produisent parfois dans notre vie. Un peu comme si nous avions besoin de les revivre pour les comprendre autrement.
Une autre chose aussi qui est montrée dans cette série, c'est cette notion de croyance. En fait, nous réagissons aux évènements en fonction de notre histoire. Dans le cas présent, l'héroine a "décidé" de ne plus faire appel à ses émotions. Je vous rassure, cela n'existe pas, et à mesure des saisons, sa "psychologie" change, elle s'ouvre et livre un peu d'elle même.




En conclusion, il est bien dommage de ne pas se servir de toutes ses ressources pour vivre bien et confortablement. Comme les américains sont pragmatiques, je pense qu'un jour, dans la série, elle fera la découverte d'elle même et sera enfin libérée.

mercredi 13 janvier 2010

VIVRE AU PRESENT

Pour la nouvelle année, une amie m'a envoyé par mail, un diaporama comme il en circule beaucoup sur internet. Celui -ci est composé de 40 diapositives, avec toutes, une résolution ou tout du moins un message pour aller mieux si on l'applique.
Beaucoup de ces conseils sont tout à fait réalisables, et surtout, ils favorisent vraiment le bien-être :
  • marcher 10 à 30 minutes par jour, tout en souriant,
  • écouter tous les jours de la bonne musique, c'est une authentique nourriture pour l'esprit,
  • vivre avec les 3 E : Énergie, Enthousiasme et Empathie,
  • regarder le ciel au moins une fois par jour, constater la majesté du monde qui nous entoure,
  • faire rire 3 personnes par jour,...
Et puis, est venu ce conseil :
  • Se mettre en paix avec son passé afin de ne pas ruiner son présent.
Et là, j'ai pensé à toutes ces personnes qui viennent me voir, pour justement, que le passé ne les hante plus.

Oui, il faut pouvoir sortir du traumatisme d'un viol par exemple, pour pouvoir retrouver le goût de la vie. Nous ne sortons pas indemnes d'attouchements sexuels dans la prime enfance. La mort prématurée de nos parents nous rappelle tous les jours la douleur d'avoir dû faire face au chagrin trop grand.
Le stress physique, psychologique, a des répercutions sur nous.
Quand nous sommes dans le stress, le cerveau réagit uniquement pour notre survie. Voir à ce propos le site "Doctissimo" pour l'explication du syndrome.


Quand nous regardons notre passé et que nous le dépassons, nous entrons alors à nouveau dans la vie.

lundi 11 janvier 2010

BONNE ANNEE

Bonjour à tous,
Je suis heureuse de vous présenter tous mes voeux pour cette année qui commence.
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas pris la plume, ou plutôt le clavier pour écrire un mot, et je suis heureuse de retrouver mon blog, un peu comme on est heureux de rentrer chez soi après une longue absence.
Pour ce début d'année, propice aux bonnes résolutions, j'espère être un peu plus fidèle à la tenue de ce blog.